Noomiz 2010-2014

 

Marc Thonon, Directeur de Label, Partenaire de Noomiz

Mise en ligne le 23 mars 2010

Marc Thonon est le fondateur d’Atmosphériques. Il fait partie des partenaires de Noomiz qui reçoivent chaque mois 10 groupes ou artistes issus de la plateforme.

Le Label Atmospheriques & Atmo Live ont fermé leurs portes le 9 octobre 2015. Retrouvez toute l’actualité des artistes directement sur leurs pages facebook. Bonne continuation à tous !” 2015

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NOOMIZ FERME

facebook  Ven Oct 03 2014, 14:00

Thomas Artiguebieille – aujourd’hui Cirruseo et Designed4Work

Antoine El Iman – ancien d’Universal, aujourd’hui : eMotionscreen HK

Samuel Leblond
 – aujourd’hui Cirruseo et Designed4Work

Chers artistes, Chers fans de musique, Chers partenaires, Chers amis,

Comme certains d’entre vous l’ont constaté, Noomiz.com a malheureusement fermé ses portes.
Notre société connait des difficultés financières importantes, dont elle ne relèvera sans doute pas.

Depuis 5 ans, nous l’avons constaté, la vie d’une jeune entreprise est semée d’embûches, particulièrement lorsqu’elle innove et bouscule les règles établies. Mais ces obstacles, c’est peut être aussi ce qui fait que c’est une aventure humaine incomparable…

Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater notre échec. Nous nous sommes plantés. Nous « plantons », malgré nous, de nombreux artistes qui ont cru en nous. Nous « plantons » ceux qui venaient découvrir leur musique, loin des sentiers battus des radios et du streaming mainstream.
Croyez bien que nous avons tout essayé, tout envisagé. Mais nous ne voulions pas être « de ceux » qui font payer les artistes pour faire leur « travail », ni vivre des subsides publics (=nos impôts).

Tout n’est pas si noir bien sûr, le succès récent de Christine and the Queens, découverte sur la plateforme, est là pour en témoigner. Il n’empêche, la pilule est dure à avaler, et il nous faudra sans doute quelques temps pour nous relever.

Nous voulions remercier du fond du coeur tous ceux qui ont fait Noomiz, c’est à dire ceux qui y ont travaillé, les artistes aussi bien sûr, ceux qui sont venus y découvrir leur musique, nos partenaires, les professionnels qui ont joué le jeu, etc.

Merci à vous.

Les artistes, continuez à nous faire danser, aimer, pleurer, sourire, avec vos mots et vos mélodies.

L’équipe Noomiz

Noomiz chef d’orchestre entre artistes, public et maisons de disques 2010

La naissance de Noomiz coïncide avec une drôle de période dans l’univers de la musique, alors que la loi Hadopi met le feu aux poudres. « Issus du monde de la musique et des nouvelles technologies du web, nous nous sommes dit que nous avions une responsabilité pour reconstruire de la valeur autour de la musique et de la relation qu’entretiennent les fans avec les artistes », se remémore Antoine El Iman, l’un des trois co-fondateurs de Noomiz. Première idée phare : se pencher au chevet des artistes, qui ont depuis l’émergence du web de multiples outils pour se faire connaître mais dont la démultiplication entraine une dilution de leur communication. Les trois jeunes entrepreneurs décident de profiter de la chute d’influence de MySpace, la plus connue de ces plateformes, et du succès des réseaux sociaux, pour proposer un modèle innovant. Dès janvier 2010, Noomiz offre aux artistes des outils leur permettant d’exposer leur musique : sans aucune connaissance technique, musiciens et chanteurs créent et mettent en scène leur profil en ouvrant aux auditeurs une fenêtre sur leur atmosphère musicale : titres audio, photos, vidéos, dates de concerts… Depuis le mois de juin, le téléchargement est également possible, à la discrétion des artistes eux-mêmes, mais constitue un excellent moyen pour eux de développer leurs bases de fans. « Cette nouvelle fonctionnalité n’est pas rentable pour nous mais est réellement innovante puisque nous sommes les seuls en France à le proposer », affirme Antoine El Iman. Pour faire le buzz, les néo-fans peuvent ensuite inonder leurs profils Facebook, Twitter, Google + de leurs nouvelles découvertes. Bref, l’interactivité en plus, qui manquait un peu aux autres plateformes.

 

Une occasion inédite pour les maisons de disques de découvrir de nouveaux artistes

Si le succès est au rendez-vous, ces artistes peuvent espérer obtenir le sésame : intégrer le top 100 Noomiz. L’élaboration de ce top 100 s’appuie sur une technologie développée au lancement via un partenariat avec le laboratoire de statistiques de Paris 6, consistant à analyser le plus finement possible la qualité des audiences. « Sur tous les players et les applications exportées, nous regardons la façon dont les gens écoutent la musique et essayons de mesurer la qualité de l’écoute, au-delà des volumes d’audience ». A partir de ces données, il est ensuite possible de faire de la recommandation de certains artistes vers le grand public et les professionnels du secteur. Ce classement, basé sur la qualité des écoutes, a d’ailleurs très vite touché les professionnels de l’industrie musicale. A tel point que chaque mois, dix rendez-vous sont organisés entre des artistes de ce top 100 et ces professionnels. « L’idée d’organiser des rencontres avec ces artistes a plu aux directeurs artistiques des éditeurs et labels, car nous fournissons un outil technologique basé sur la qualité des écoutes qui les aide à faire leur métier », s’enthousiasme Antoine El Iman. Chacun y trouve son compte : les artistes ont l’occasion de mettre le pied à l’étrier et les professionnels, d’accéder à des étoiles montantes. A ce jour, une dizaine d’artistes ont été signés grâce à Noomiz : un record dans l’industrie du disque, quand on sait que l’ensemble des majors signent à peine 60 à 70 nouveaux groupes chaque année. Au début de l’année, toutes les maisons de disques se sont même ruées pour signer Margaux Avril, l’une des artistes qui est devenue en quelques semaines numéro un sur Noomiz. « Le fait d’avoir contribué à la révélation d’une artiste qui mettait tout le monde d’accord a accéléré notre succès ». La plateforme promet « des merveilles » sur les 22 000 artistes, français et non signés pour la plupart, qui sont référencés.

 

Du social gaming pour dynamiser les communautés de fans

Dernière nouveauté bientôt dévoilée par Noomiz : une solution de social gaming dédiée à un artiste pour créer de la valeur cette fois sur la relation qu’entretiennent les fans avec leurs artistes. Le principe ? « Vivre une nouvelle expérience que celle d’écouter de la musique ». Pendant plusieurs mois, un artiste, assez connu cette fois, délivrera à ses fans des contenus souvent inédits qui retracent sa carrière : musique, photos, vidéos… Des contenus que les fans devront collectionner, à la manière des albums Panini d’il y a vingt ans… Les plus assidus dans le montage de leur collection seront récompensés par une surprise, un concert privé par exemple. Première collaboration de social game sur Facebook ? Avec La Fouine, courant octobre, qui rassemble 2,7 millions de fans sur Facebook et 600 000 sur Twitter. Le modèle économique de cette proposition de social gaming est orienté vers le freemium : « les fans de musique ne sont plus tous prêts à dépenser de l’argent pour acheter de la musique mais ils sont prêts à dépenser pour vivre une nouvelle expérience en lien avec l’artiste dont ils sont fans ». Cette solution de social gaming (mix entre les interactions sur les réseaux sociaux et l’expérience de jeu) dédiée à des communautés d’artistes n’est pas anodine pour Noomiz : le social gaming explose sur Facebook. Sur ce réseau, plus de 1 milliard de fans sont comptabilisés sur les 100 premières pages d’artistes, un chiffre considérable. Avec ses 500 000 auditeurs uniques, Noomiz peut créer un autre buzz et se rendre incontournable dans le domaine de la mise en relation entre un artiste et son public.

L’apport de Paris Incubateurs pour Antoine El Iman
« Nous avions dix ans d’expérience dans les grands groupes et nous avions besoin d’être challengés pour trouver quelle direction devait prendre notre projet, au moment où on nous n’en étions qu’au stade du business model. Avoir un accompagnement était ultra-important. Ne serait-ce que le fait de passer le jury aide à poser des problématiques. Deuxième point : l’émulation et le réseautage entre entrepreneurs. On ne s’en rend pas forcément compte mais la machine à café est encore plus importante que dans une entreprise traditionnelle ! Enfin, le label Paris Incubateurs est toujours important quand on va voir différents interlocuteurs. Finalement, c’est un tout : être sélectionné, baigner dans l’écosystèmes des start-ups parisiennes et avoir accès à des locaux à un prix en deçà des prix du marché et dans lesquels il est agréable de recevoir des clients, des partenaires… ».

 




Noomiz en bref


> Incubateur : Créanova (ex-rue d’Uzès)
> Date de création : janvier 2010
> Siège : Paris
> Effectif : 10
> Fondateurs : Thomas Artiguebieille, Antoine El Iman et Samuel Leblond
> CA : n.c.

Noomiz, la solidarité par l’écoute

Mettre des artistes en contact avec des maisons de disque grâce à un algorithme qui mesure l’écoute des internautes, tel est le concept de Noomiz.

Est-il possible de soutenir des artistes en écoutant et partageant gratuitement -mais légalement- leur musique sur Internet? C’est ce que propose Noomiz, une plateforme indépendante ouverte au grand public depuis le 1er octobre 2010.

Est-il possible de soutenir des artistes en écoutant et partageant gratuitement -mais légalement- leur musique sur Internet? C’est ce que propose Noomiz, une plateforme indépendante ouverte au grand public depuis le 1er octobre 2010.

Fondée par Antoine el-Iman (gauche) et Thomas Artiguebieilles (droite), forts, respectivement, d’expériences dans la musique et l’informatique, cette passerelle musicale met les nouvelles technologies au service de la musique. « Les artistes sont de plus en plus pénalisés. Nous avons voulu proposer une plateforme à leur service, autre que MySpace qui n’avait pas évolué« , explique Antoine el-Iman.

Une plateforme ergonomique, aux couleurs séduisantes, une mise en page agréable et des services accessibles, faciles d’utilisation; tout a été mis en œuvre pour attirer les internautes. Car les deux fondateurs l’ont bien compris: l’avis des consommateurs est capital pour révéler un artiste.

Ecoute qualitative

Toute la nouveauté réside dans la « notation » des musiciens. Chaque mois, les musiciens -non labellisés- les plus appréciés sont classés en fonction de la qualité de l’écoute. « La technologie de mesure de l’audience que nous utilisons permet de savoir qui est le mieux écouté et non le plus écouté« , poursuit Antoine el-Iman.

Partage de la musique sur les réseaux sociaux, grâce notamment à des applications développées par Noomiz que tous les artistes viennent rechercher à l’image de Louis Chedid, mais aussi référencement des morceaux appréciés, échange de commentaires avec les artistes, écoute régulièrement d’un artiste… Vingt critères sont pris en compte par l’algorithme. « Il s’agit d’un cercle vertueux entre l’artiste et le public. En écoutant, les 10.000 internautes (enregistrés sur Noomiz, ndlr) permettent de soutenir les artistes et la création musicale« , soutien Antoine el-Iman.

Le producteur est roi

Mais les auditeurs n’ont pas le dernier mot. Le pouvoir de décision revient aux mains d’une minorité de ténors de l’industrie musicale qui rencontrent chaque mois 10 artistes parmi le top 100. Ils n’ont aucune obligation de choisir les musiciens en tête du top.

Les professionnels de la musique, qui eux rémunèrent des services à Noomiz, sont attirés par la possibilité de dénicher de nouvelles « pépites » parmi les quelque 5.000 artistes présents sur la plateforme. Chaque jour, en moyenne 200 internautes et 30 artistes s’inscrivent sur Noomiz. « Nous recevons près de 50 demandes journalières, mais nous sélectionnons les musiciens. La majorité sont auteurs-compositeurs-interprètes. Nous privilégions la création avant tout« , explique Antoine el-Iman, qui assure ne s’être fixé aucun objectif de contrat pour les artistes.

Pas de rémunération

Le concept artistique de Noomiz n’a pas encore fait ses preuves. Les signatures de contrats semblent se faire attendre, même si quelques artistes ont déjà signé des contrats de maquette, à l’image du chanteur LeNoiseur « qui n’avait pas beaucoup d’écoute, mais les internautes revenaient pour l’écouter et étaient fidèles », remarque le co-fondateur, « c’est ce qui compte! »

Petit bémol, les artistes ne reçoivent aucune rémunération. Il ne leur est pas non plus possible de vendre des places de concerts, via la plateforme, par exemple. Les morceaux de musique sont également entièrement gratuits, contrairement à la plateforme Airtist, où l’internaute écoute une publicité de quelques secondes avant de télécharger un morceau.

 

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