Elle fait une pause mais cause toujours musique au comptoir

Je suis nouvelle au village. Presque chaque jour, je fais la connaissance d’un voisin, d’un commerçant, d’un paysan lorsque j’emprunte le chemin de leurs terres. Si la méfiance envers l’étranger est une seconde nature pour tous les autochtones du monde, ici pas de malaise. Tous ceux que je croise me saluent cordialement. Une étrangère « vue à la télé » rend curieux plus qu’elle n’inquiète. L’annonce de mon arrivée mit peu de temps à se répandre dans toute la commune. « Ah ! La voilà ! La chanteuse canadienne ! On m’a parlé de toi. Heureux de faire ta connaissance ! Mais pourquoi avoir choisi notre village ? »

J’ai remarqué que plus une question nous est posée souvent, moins on en connait la réponse. Pour les nomades de mon espèce, s’installer quelque part est l’aboutissement d’un cheminement tortueux. Une idée fixe plus qu’un point sur la carte. J’ai toujours eu un rapport difficile avec mes origines. Suis-je du lieu de ma naissance ? De l’endroit où je vis ? De là où j’ai vécu le plus longtemps ?

Les artistes sont les enfants uniques d’une Déesse et d’un père inconnu. Ils sont tous nés d’une même blessure, élevés à l’assistance médiatique puis enterrés dans le domaine public. Ce problème d’appartenance mis de côté, causons musique.

J’aime parler boutique. L’envers du décor fascine ? Je cède à la demande. Les secrets de fabrication intriguent ? Je balance des formules magiques. On aime entendre d’une initiée la racoleuse vérité qui se cache sous les jupes du beau linge ? Je me déshabille. Déballage d’une marchandise ni à vendre ni à faire valoir sur l’étal de la potinière. Combien de fois lors d’un dîner me suis-je laissée aller à parler pour tout dire. Ce que je sais de ma profession. Ce que je pense de mes camarades. Ma position dans le milieu. Mon opinion sur telle situation. Missionnaire d’une congrégation de chanteurs à gages, on me lance sur le sujet et je bogarte la parole. Les mots me sortent de la bouche comme des balles de golf sur un practice.

La caravane « Rester Vivant Tour » de Johnny Hallyday est passée par ici l’été dernier. L’évènement fit grand bruit dans la région. Pas mal de gens du village ont assisté au concert. Dans la semaine qui suivit, Johnny était de toutes les causettes. « Et toi Diane, tu l’as rencontré ? » On me pose souvent la question le concernant. Au palmarès des brèves de comptoir arrivent en tête les mêmes séquences déversées chaque jour dans les débits de presse. Et c’est parti pour une deux trois anecdotes…

Au début des années 80, j’ai été lancée en France par des proches de Johnny, ce qui contribua à favoriser ma présence dans une grande émission de télé consacrée au chanteur. Maritie et Gilbert Carpentier, producteurs entre autres de « Formule un plus un », ont fait la pluie et le beau temps à la télé française durant de nombreuses saisons. Leurs programmes, diffusés dans 36 pays, pouvaient réunir plus de 15 millions de téléspectateurs. Johnny préparait sa fracassante rentrée parisienne au Palais des sports avec Fantasmhallyday, un des shows à thème les plus ambitieux jamais montés en Europe à cette époque. J’ai assisté sur le plateau de télé au coup de foudre entre la comédienne Nathalie Baye et Johnny. Elle y faisait un caméo.

Durant toute ma prestation de 4 minutes 34 – durée de la chanson « Si j’étais un homme » – Johnny posté immobile côté cours, expression du visage à la Dirty Harry, ne me quitte pas des yeux. On peut revoir les images sur le site de l’INA. Lui : jean coupé aux ciseaux, souliers souples à lacets, veste claire, cheveux blonds – le négatif d’un portrait de Gainsbourg. Moi : chemisier blanc à col plissé, veston noir, jupe bouffante, foulard et bottes dorées, parfaite pour animer un gala de charité – décalage vestimentaire évident.

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J’ai souvent commis des fautes de dress code à la télévision. Moi : robe longue à traine signée Paco Rabanne pour « Les plaisirs démodés » avec Charles Aznavour, lui : veste en tweed et polo moutarde ; look Madonna so 80’s en duo avec Michel Berger sobrissime pour « Quelques mots d’amour » ; l’équipe du Collaro Show le 20 mai 1981 me proposa d’enfiler une robe « Scarlett O’Hara » pour une version comique de « Si j’étais un homme » illustrée des pitreries en arrière-plan de Collaro, Magdane, Lamotte, Montagné et Roucas en tenue de capitaine, de maçon, de bijoutier… Là j’ai refusé tout net. La robe héritée d’une ancienne production de la défunte ORTF est restée au placard mais le grand écart entre mon air sérieux et leurs blagues à grosses ficelles fit mouche. Cette séquence n’a pas échappé aux Enfants de la télé ! La solution pour éviter toute faute de goût ? Trouver sa panoplie emblématique et ne plus la quitter. BHL, Gainsbourg, Piaf, Alice Cooper, Dutronc, Hardy, Daft Punk, Christophe Barbier…

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J’ai revu Johnny en 1996 lors du plus extraordinaire pot de départ jamais organisé à Paris. En octobre, Monique Le Marcis, programmatrice musique d’RTL depuis les années 60, part à la retraite. Comme le dit fort justement Hélène Hazera dans Libération : Dans le monde de la radio et de la chanson, c’est un événement : discrète dans ses tailleurs, Monique Le Marcis fait partie des cinq ou six personnes qui peuvent décider du succès d’un disque, de la carrière d’un chanteur*. Elle est aussi très aimée.

Jean-Jacques Goldman et Laurent Voulzy n’allait pas laisser partir la grande dame sur la pointe des pieds comme elle l’avait modestement prévu. Ils décident d’organiser en son honneur une grande fête au Pavillon Ledoyen à Paris. Le bureau de presse de Brigitte Berthelot se voit confié la délicate tâche d’inviter tous les artistes, chanteuses, chanteurs et groupes, « priés de venir non-accompagnés », c’est-à-dire sans leur conjoint, manageur, attaché de presse, producteur ou autre star-sitter. Un seul photographe est invité à réaliser la photo de groupe et aucun journaliste n’est convié à l’évènement. Du jamais vu. Une soirée entre nous et juste nous, autour d’elle et rien qu’elle.

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Dans la grande salle du restaurant parisien, la scène est historique et son casting de têtes d’affiche surréaliste : Jean-Jacques Goldman, Laurent Voulzy, Francis Lemarque, Maxime Leforestier, Vanessa Paradis, Renaud, Jacques Higelin, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Patrick Bruel, Eddy Mitchell, Julien Clerc, Alain Chamfort, Bashung, Alain Souchon, Hubert-Félix Thiéfaine, France Gall, Véronique Samson, Gérard Blanchard, Hugues Aufray, Bernard Lavilliers, Etienne Daho, David Linx, Robert Charlebois, name it… Il ne manque que les disparus et si regrettés : Daniel Ballavoine et son ami Michel Berger bien sûr. Un groupe d’excellents musiciens jouent dans un coin sans faire de vagues, personne ne chante. Tant pis si je suis ridicule. Je les rejoins, m’impose, me lance la première et choisis d’interpréter « La maison où j’ai grandi » de Françoise Hardy devant ce public de stars. David Linx me suit mais l’ambiance reste timide. Quelques verres de plus et ils vont tous craquer. J’y crois ferme mais en attendant la phase 2, j’élabore une stratégie. Nous célébrons la plus grande programmatrice radio de France, Monique saura me dire quelle chanson et quel chanteur programmer pour mettre le feu à ce Hall of fame. J’y vais…

  – Monique, quelle chanson veux-tu entendre chantée par qui ? Je me charge de la réalisation !

  – « A Paris » de Francis Lemarque par Renaud.

Me voilà partie en mission.

  – Bonjour Monsieur Lemarque, pardonnez-moi de vous embêter, je suis la messagère d’une demande très spéciale de la part de Monique Le Marcis. Vous pouvez m’écrire les paroles de votre chanson « À Paris » sur cette feuille de papier ? Voici un stylo. Elle aimerait l’entendre interprétée par Renaud.

  – Mais avec grand plaisir !

  – Renaud, j’ai une demande spéciale de la part de Monique. Elle souhaite beaucoup t’entendre chanter « A Paris » de Francis Lemarque, j’ai ici les paroles écrites de la main de l’auteur.

Renaud avec sa voix merveilleuse de parigot aux anges…

A Paris

Quand un amour fleurit

Ça fait pendant des s’maines

Deux coeurs qui se sourient

Tout ça parce qu’ils s’aiment

A Paris…

Au Ledoyen un brin guindé, le all stars bal de guinguette prend le relais avec Bruel, Voulzy, Souchon, Vanessa, Julien, Maxime, Johnny, Sylvie, tous maintenant serrés comme des sardines sur l’estrade … On assiste béat au plus grand Live-Karaoké du monde avec son book de chansons éternelles, des airs que Monique a vu naître, a fait naître ! Il n’y a pas assez de micros. Trop de chanteurs agglutinés devant l’orchestre, les voix se superposent… Un bordel magistral de rappels termine en beauté le spectacle de la vie d’une femme engagée dans la musique. Une femme capable de remettre sa lettre de démission plutôt que de renoncer au choix d’une chanson pour le programme musical d’RTL.

Vers deux heures du matin, les plus sages d’entre nous rentrent rejoindre leurs amours interdites de soirée. Renaud me laisse entendre qu’il sera le dernier à partir, comme toujours.

  – Et bien on sera deux à fermer la place, lui dis-je bravement !

Au milieu de la nuit, quatre serveurs d’un seul élan viennent soulever notre table pour l’emporter un peu plus loin avec encore posés dessus nos verres, les cendriers pleins, les bouteilles presque vides. Renaud, Gérard Blanchard, Hugues Aufray, Hubert-Félix Thiéfaine et moi nous retrouvons assis en cercle hébétés comme les participants d’une réunion AA au sous-sol d’une église. Fin de l’histoire ? Pas tout à fait. Avant d’avoir eu le temps de bouger de nos chaises, le personnel dressa une nouvelle table à la place de l’ancienne, nappe impeccable, cendriers et verres propres. Notre petit groupe, pas encore au bout de sa peine, allait faire durer le plaisir. « Messieurs dames, qu’est-ce qu’on vous sert ? »

Nous sommes partis les derniers vers neuf heure du matin, un peu cuits mais heureux. Sur le trottoir de l’avenue Dutuit à Paris…

Y’a toujours

Des taxis en maraud’

Qui vous chargent en fraude,

Avant le stationn’ment,

Où y’a encor’ l’agent

Des taxis.

A Paris la la la la la la…

Fin de l’histoire ? Oui oui ! Fin de l’histoire mais j’en ai d’autres… tout plein !

Entre collègues on ne discute pas tellement métier. Sérieusement je veux dire : stratégie, droits d’auteur, contrats, expériences, ce genre de choses. On se croise peu finalement. Sauf sur les projets collectifs où généralement tous font profil bas. De peur de se griller avec la production ? Peut-être. Il est plus facile de remplacer un artiste sur dix que de se passer du type dont le seul nom est sur l’affiche. Scène partagée intérêts divisés ? Surtout pas. Dans l’esprit ma-vie-ma-carrière-mon-œuvre-mon-programme-chargé, on se mêle de ce qui nous regarde, on pose pour ceux qui nous regardent.

Dès que je le peux, je me pique d’en savoir un bout sur le métier. À qui veut sa dose sera bien servi. La plupart des artistes, même confirmés connaissent mal les rouages de l’industrie. À les entendre, on comprend que l’affaire intéresse mais le ton et le vocabulaire envoient un message différent. Ils semblent tous avoir renoncé il y a longtemps… Renoncement à comprendre ? Renoncement à discuter d’un système familier mais abject ? Renoncement au futur numérique difficile d’accès et à son grand jukebox planétaire ? Renoncement en faveur de ceux qui gèrent le système, les carrières et l’argent ? Je me demande ce qui m’irrite le plus : le businessman dominateur qui fait son travail ou l’artiste soumis qui joue les victimes.

Ma parole peut être d’or pour le jeune petit nouveau, le sans profession fixe, le bohémien pressé de rejoindre le cirque. Je les vois parfois pendus à mes lèvres. Je cause, je cause… Allez, c’est ma tournée !

Diane Tell, le 5 mai 2017

NOTES :

Les meilleures sources d’informations sur la télévision française.

*INA – L’Institut national de l’audiovisuel est une entreprise publique culturelle française de l’audiovisuel chargée de la sauvegarde, de la valorisation et de la transmission de notre patrimoine audiovisuel. La loi mettant fin à l’ORTF ouvre la voie à la création de sept sociétés de service public, dont l’Ina, qui hérite du Service de la recherche, des archives des télévisions et des radios publiques ainsi que du centre de formation professionnelle, dont les locaux sont situés à Bry-sur-Marne. Les chiffres clés : 127millions d’euros de budget en 2016, 972collaborateurs (fin 2015), 14.7 millions d’heures de documents télé et radio conservées, 1 463 881heures sauvegardées et numérisées (fin 2015). Source Ina.

*ORTF – Office de radiodiffusion-télévision française (1964-1974)

*Hélène Hazera. Je l’adore. Avec Alain Pacadis, ils ont écrit dans Libération les plus belles pages consacrées au métier et contre-métier de chanteur…

RTL, les années Monique. La programmatrice musique prend sa retraite.

LIBERATION – le 3 octobre 1996 – Hélène Hazera
En 1959, Monique Le Marcis, née à Tananarive, d’ascendance creusoise, entre à Radio-Luxembourg comme secrétaire de Roger Kreicher, qui dirige la station périphérique. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de Monique Le Marcis à RTL. Les bouquets de fleurs encombrent son bureau, elle ne cache pas son émotion. Dans le monde de la radio et de la chanson, c’est un événement : discrète dans ses tailleurs, Monique Le Marcis fait partie des cinq ou six personnes qui peuvent décider du succès d’un disque, de la carrière d’un chanteur.
Au départ, c’était juste une passionnée de chanson : ses parents couraient les spectacles, théâtre et music-hall, en emmenant leurs enfants. Pendant ses années d’étudiante, elle fréquentait qui Le Port du salut, qui L’Echelle de Jacob («ils nous distribuaient des cartes à prix réduits»).
«Chez Laurette». A l’époque, Roger Kreicher veut unifier la programmation musicale, il cherche une femme pour écouter et sélectionner les disques. Monique Le Marcis, sa secrétaire, glisse sa propre fiche parmi les candidates. Elle est choisie. Radio-Luxembourg devient RTL, Monique Le Marcis impose peu à peu son flair. En 1964, contre l’avis du comité d’écoute, elle penche pour Ma vie d’Alain Barrière («On me disait: un titre de quatre minutes!»), qui devient un immense succès, et Chez Laurette de Michel Delpech. D’ailleurs, Monique Le Marcis ne dit pas «1964», elle dit «l’année de Chez Laurette».
Au début des années 70, devenue responsable de la politique artistique de la station, elle va soutenir la nouvelle génération de chanteurs post-68: Julien Clerc, Sardou, Le Forestier, Jonas, Higelin («Il a été animateur chez nous, mais c’était trop contraignant pour lui»). Le métier de Monique Le Marcis n’est pas seulement de détecter les talents, c’est aussi de les faire adopter au public. Hier, c’était Bernard Lavilliers, ou le Parachutiste de Le Forestier qui n’étaient programmables qu’après certaines heures, aujourd’hui c’est Khaled. Encore que le public s’habitue: «Maintenant, on peut passer Khaled le matin, alors qu’avant ce n’était que le soir.»
Khaled le matin. On ne dénombre plus les artistes dont la carrière a démarré par une diffusion sur l’antenne d’RTL: Joe Dassin, qu’elle case à la programmation; un chanteur espagnol, concurrent de l’Eurovision: elle en a entendu une bande, en 1974, lors d’un déplacement au Luxembourg. La première diffusion à l’antenne suscite un raz-de-marée de coups de fil: il s’appelle Julio Iglesias… Pendant des mois, RTL a été la seule à diffuser Mike Brandt…
Plusieurs fois Monique Le Marcis est allée jusqu’à la lettre de démission quand la radio ne voulait pas suivre un de ses engouements. Par exemple pour Balavoine: «Quelques années après, devenu vedette, il avait accepté de se produire dans une de nos émissions en province, une galère. J’étais venue l’accueillir, quand un artiste se déplace, moi je trouve ça normal. Il m’a dit: Je suis venu à cause d’une certaine lettre de démission que vous avez écrite…» Philippe Labro dit d’elle: «Son secret: elle a une âme de midinette.» Une midinette «provinciale», celle pour qui Pierre Billon a écrit la Creuse . Un autre secret de Monique Le Marcis se situerait entre la distance et la proximité. Distance, due à une certaine froideur courtoise ­ peut-être de la timidité? ­, loin du «copinage show-bizz». Proximité, pour les rapports avec les artistes: «J’aime bavarder avec eux, j’ai toujours la curiosité de savoir ce qu’il y a derrière l’artiste.» Monique Le Marcis se déplace systématiquement pour les voir sur scène, même ceux dont la programmation sur RTL est impensable (auquel cas, elle tient à acheter sa place): «Je me souviens, à Bourges, j’étais allée voir les Garçons Bouchers, et bien, outre le fait que le chanteur est un vrai personnage, j’ai découvert ses talents de musicien, tous ces instruments dont il joue.»
En près de trente ans de carrière, Monique Le Marcis a vu plusieurs fois le métier chamboulé, des «émissions patronnées» de Radio-Luxembourg (le Théâtre d’Omo, etc.) aux programmations à selector et panel ­ à partir de sondages chez les auditeurs, qu’elle récuse: «Mon plus beau panel, c’est mon équipe.» Elle s’inquiète d’une pénurie de jeunes talents: «Pour les filles, ça va, mais, chez les hommes, rien à voir avec la floraison d’après 70…» Plein de bébés. Ce soir, alors que Alain Tibolla va la remplacer, toute la profession sera au Grand Studio de RTL pour fêter son départ à la retraite. Venu discuter d’un dernier dossier, Antoine Duhamel sourit: «Elle nous a laissé plein de bébés», des artistes à défendre. Après trente années bien remplies, à quoi va-t-elle occuper son temps libre? «J’ai mon agenda plein pour les deux premiers mois. D’abord, je pars en thalasso. Je pense que je continuerai d’aller au spectacle: j’y allais avant la radio. Et puis je pourrais toujours appeler RTL en disant : Que pensez-vous d’un tel?».
Hélène Hazera

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